La sève et les hirondelles ( plus les nymphéas)
Bonjour, ...
4h47.... ça fait une heure que je me tourne et me retourne dans mon lit.
à retourner aussi des pages de ma vie, de moi, de mes amours,...
à les relire, à le récrire... à repenser aussi à nos conversations...
Je suis un cogiteur, un lecteur et relecteur insatiable, un discutailleur et un écrivailleur aussi.
Alors me voilà, café et clope en main, tout nu devant mon ordi,
et je t 'écris. Je t'écris tout nu.
Tout nu, pas par obsession Q, .., non tout nu car je suis comme les petits oiseaux, en ce moment, déboussolés par le dérèglement climatique...
Douceur incroyable, qui m'insupporte même. Même toutes les montagnes, qui m'entourent , se lamentent, et peinent à se couvrir de leur soyeuse et érotique parure de neige. Et j'enrage contre Bush et ses pétroliers, qui nous polluent et nous réchauffent sans vergogne la planète, jusqu'à la nausée...
Fait trop chaud, je veux un hiver intense, bien glacial. je veux des saisons, des couleurs, intenses.
Alors, de cette tièdeur anormale, de cet hiver moribond, je fais un printemps chaleureux,
et je reprends l'habitude de me lever nu le matin.
Tout nu, car je suis nu. Nu comme le pauvre, le simple Job de la Bible. Nu d'innocence et de sincérité.
Nu de fantaisie, de créativité.
Nu comme l'hirondelle est nue , innocente, insouciante et fragile, et rapide et vive...
As-tu vu, avez-vous vu combien les hirondelles sont devenues rares ?
Sève, un truc, ou deux, ou trois, auxquels j'ai pensé à ton / notre sujet.
Cette question, par exemple, qui mérite peut-être de se poser :
es-tu vraiment amoureuse de A., ou as-tu envie d'être amoureuse ?
dans les deux cas, rien de bien grave, bien au contraire, le bonheur t'attend, avec ses bras grands ouverts. Car les choses deviennent réellement noires et désespérantes, et impossibles, lorsqu'on n'est ni amoureux, ni désireux de l'amour.
Evidemment, dans la première hypothèse, et si jamais A. se moque de ta gueule
(et il aurait bien tort d'ailleurs, car elle fort jolie ta petite gueule, une jolie petite gueule pas con, en plus...) ,
alors se serait assez décevant. Mais qu'importe, pour une hirondelle comme toi, la vie, les jours sont faits de multiples petites ou grandes déceptions, et d'au moins autant de joies fugaces ou profondes.
Et si A. se fout pas de ta tronche de piaf, alors tout est permis ! faut juste le temps de se découvrir, d'hirondelle à hirondelle, le temps d'oser dire, le temps de (se) comprendre, le temps de la vie. Le temps de se morfondre dans l'incertitude et l'angoisse, comme le temps de la joie intense et fulgurante.
Deuxième hypothèse : tu l'as déjà compris, c'est quasi la même chose...tu sais la devise des hirondelles : un asticot de perdu, dix de retrouvés !
Sous la halle du marché de la place aux Herbes, au dessus de la devanture de l'aimable boulangerie,
des hirondelles qui résistent aux gros connards de pollueurs, virevoltent encore, dans tous les sens, gaies et volages.
Et coriaces et vives. Malignes et tendres. Alors comme promis mutuellement,
tous les jours, à l'aube, quand le pain et les croissants sortent du four, ou , si tu es moins matinale, vers 14h, quand la place se fait plus calme et que les hirondelles peuvent chipoter les restes du marché, on se retrouve, et on fait ce qu'on a dit, OK? ...notre habituel baiser fugace, intense, amical et follement tendre, follement amoureux et indécent, illicite. Le porno hyper-hard des hirondelles ... un baiser très cochon.
Cochon parce que naïvement tendre et intense. Cochon, car les hirondelles sont volages et partouzent sans remords et à cœur-joie, avec la première hirondelle qu'elles croisent dans leur vol. (Faudrait étudier cet aspect : les hirondelles sont elles volages ou mono-fidèles ?? en fait, je crois, ça me semble sûr, elles sont très sociables et chaleureuses entre elles)
5h56 : je voulais, initialement te parler de moi, des pages de ma vie que je relisais et récrivais, et j'ai baguenaudé en tout sens... Pas grave, je te reparlerai de ça une autre fois.
je voulais te parler aussi de ma proposition d'enregistrements de voix, de textes. De ça aussi, je t'en parlerai dans un courriel futur, mais pour l'instant présent, 6h01, l'hirondelle Laurent futile et volage va voleter ailleurs, je ne sais où encore, peut-être un moment sous mes draps ??
et toujours, ça tombe sous le sens
bisou
et re-
bisou
( tu sais bien, ce bisou-là, oui-là,
là ,
où tu m'accueilles gentiment
pour picorer ton minou de nana )
Nymphéas,
Claude Monet 1916-1919, huile sur toile 200 x 200 cm, Musée d Orsay, Paris France. Giverny.

Commentaires
Launade le 03/04/2009 à 10:05:51J'adore tes écrit et tu écrit subliment laurent merci