retour à Eden
Vois là-bas l'Eden


Mon enfant ma sœur, dérivons fragile esquif
Sur l'eau vive, divin reflet. Regards furtifs...
Vois, l'envol du cygne trait charmant l'innocence
Quand l'Azuré s'élève.... La naïve indécence
Dis-tu de moi dans l'abandon, fruit défendu
Et la branche courbe sous les pommes d'or mûres
Caresse d'un zéphir langoureux, tout murmure
" Douce enfant, réjouis-toi, insinue ce serpent,
Sens sa saveur suave.... la Science interdite. "
Tu vois, nul sombre buisson au reptile arrogant
Mais un lézard, sage au soleil, luxe licite
Vois, il n'est pas si dur... Primitive étendue
Et j'ondule, telle ondine en son jardin intime
Ce félin s'étire et s'ouvre si féminin
L'ange assoupi, l' Eve et l' Adam, l'Amant des cimes
Tu le guides de ta main ignorant le Malin
D'un sommet tranquille, mon oeil t'observe
En ta joie nue et sans réserve
Ton doigt fait signe pour m'inviter
Mutine, et vers la source il chemine
Aux plaisirs souriants des origines
Tu vois : Là tout n'est qu'ordre et beauté

Mon enfant ma sœur, dérivons fragile esquif
Sur l'eau vive, divin reflet. Regards furtifs...
Vois, l'envol du cygne trait charmant l'innocence
Quand l'Azuré s'élève.... La naïve indécence
Dis-tu de moi dans l'abandon, fruit défendu
Et la branche courbe sous les pommes d'or mûres
Caresse d'un zéphir langoureux, tout murmure
" Douce enfant, réjouis-toi, insinue ce serpent,
Sens sa saveur suave.... la Science interdite. "
Tu vois, nul sombre buisson au reptile arrogant
Mais un lézard, sage au soleil, luxe licite
Vois, il n'est pas si dur... Primitive étendue
Et j'ondule, telle ondine en son jardin intime
Ce félin s'étire et s'ouvre si féminin
L'ange assoupi, l' Eve et l' Adam, l'Amant des cimes
Tu le guides de ta main ignorant le Malin
D'un sommet tranquille, mon oeil t'observe
En ta joie nue et sans réserve
Ton doigt fait signe pour m'inviter
Mutine, et vers la source il chemine
Aux plaisirs souriants des origines
Tu vois : Là tout n'est qu'ordre et beauté

Commentaires