Un matin de printemps et nous trois.. (5)
Cela s'est passé un matin, un dimanche matin de soleil printanier.
Un de ces dimanches si tranquilles et si beaux que l'on voudrait les prolonger indéfiniment.
Alors on s'attarde, oisif et gai comme un pinson qui bécote dans le cerisier souriant à tout, riant pour un rien , chantonnant la « Traviata », « la vie en rose » , ou que sais-je encore ... : on se sent petit piaf,un petit piaf.
Un dimanche paresseux et , tout en légèreté, comme si on était en lévitation, ignorant des emmerdements du monde...
Et forcément, on traîne, comme si l'on pouvait transformer le temps en ce simple bonheur d'insouciance et d'oisiveté : on déjeune longuement sur la terrasse,... même après la douche, on se résout pas à s'habiller , ... et on continue à voleter un peu partout, juste vêtu d'un peignoir, d'une chemise longue ou tout nu, chacun selon son inspiration, ...
Un de ces dimanches où rien de grave ne peut vous arriver...
Et je l'avoue bien volontiers, quand ce yaourth aux fruits échappa des mains de Julien, pour aller s'écouler entre les seins de Françoise, voilés encore par la chemise qu'elle m'avait chipée, ce ne fut que rires joyeux et innocents. Au début , tout du moins.
Et j'avoue, je ne pensais pas à mal..., je le concède, c'est moi qui ai laissé s'échapper ces mots : « Ne te dérange pas , Françoise... C'est si tentant, ... je vais te les bécoter , ces fruits ...»
Mias, ce n'est pas moi, mais Françoise, qui invita Julien à partager avec moi cette toilette gourmande, douce friandise...
Mais c'est vrai,ni lui ni moi, nous n'aurions pu résister, nous étions deux merles furetant un peu partout, se gorgeant de toutes ces cerises que nous dénichions sur son corps.
Ce dimanche là, j'avoue, je n'ai eu aucune jalousie à la voir avec lui : elle distribuait ses baisers entre nous avec une équité parfaite et gracieuse...
Elle a fait tomber mon peignoir à mes pieds, et avec son sourire enjôleur, elle a invité à Julien à admirer ma jolie queue qui lui appartenait à elle, qui palpitait déjà dans sa main… Puis, elle a entrepris de glisser le caleçon de Julien. J'avoue, ma queue s'est terriblement redressée...
Et la mutine, prenant nos deux membres en main, s'amusait , toute heureuse, toute curieuse, à les rapprocher l'un de l' autre.
J'avoue, Françoise a su conduire tendrement, nos deux queues mâles, qui se joignaient unies, dans sa main.
Deux petites bêtes qui se fuyaient effarouchées, qui s'observaient intriguées..., elles se cherchaient déjà mutuellement , et se flairaient, apprenant à se connaître.

Commentaires
mathurin76 le 18/07/2007 à 22:10:29J\'aurais bien voulu être le Julien. J\'m\'en astique!!